mardi 12 avril 2016

Impro créative chez Tati



Les aventures des Imagineuses continuent !!! Et c'est rien de le dire, vous comprendrez plus tard !
Après le quartier chinois, le BHV, le quartier indien, il était temps de programmer une nouvelle improvisation créative, le concept made in Imaginerie ! 
Pour ceux qui nous rejoignent aujourd'hui, quelques mots sur le principe : régulièrement, nous nous retrouvons dans un quartier de Paris, ou dans une boutique emblématique, et passons l'après-midi à dénicher des matériaux incongrus, que nous nous engageons à transformer en créations plus magnifiques, imaginatives et parfois incongrues elles aussi (il faut bien le reconnaître) les unes que les autres ! 
On adore ces moments toutes les deux : on se balade, on phosphore, mais surtout on rigole !!! Notre imagination face à des matériaux improbables est tantôt foisonnante, tantôt clouée au sol, et tout ça génère de bien beaux fous rires !!! Bref, assez parlé de nous, zou, on y va !
Direction le quartier Barbès, dans le 18ème arrondissement de Paris ! C'est là que nous avons choisi d'investir le magasin Tati, car c'est le plus grand de la capitale.
On se retrouve au café, histoire de mettre au point notre plan d'attaque et notre stratégie. Ben oui, qu'est-ce que vous croyez, c'est de l'impro travaillée :-) !
Vu qu'on commence à être des stars;-), on décide d'y aller incognito. Allez, zou, c'est parti pour la balade !
On commence par faire une halte au niveau du métro, avant de démarrer le tour du quartier.
Nous voilà au fameux cinéma Louxor, remarquable bâtiment à l'architecture antique des années 1920. Réhabilité il y a 3 ans, il est majestueux, avec ses mosaiques et motifs floraux, et dispose d'une terrasse avec vue sur Tati. Mais sans ticket de ciné on ne peut pas rentrer. Qu'à celà ne tienne, l'Imagineuse a plus d'un tour dans son sac ! On chausse notre GoPro (hé hé, une nouveauté ;-))
et voici le Louxor façon Dear photograph :
Cette séquence n'a pas été facile à tourner : les camions de livraison et autres bus nous ont joué des tours :-) !

Et on commence vraiment la balade. Direction la Goutte d'or, à deux pas du métro. On croise des petites voies privées bien sympa, au calme, loin de l'agitation
 et, au loin, des lieux plus connus :-)
On pousse jusqu'au square Alain Bashung, histoire de faire une petite dédicace à cet immense artiste.
On entonne Gaby, mais heureusement pour vous le format photographique ne permet pas de restituer l'ampleur de notre talent du désastre !
Mouhahahahaha !!!! Bref, ne nous attardons pas sur cette reprise qui ne restera pas dans les annales, et reprenons le cour de la balade.
On chemine dans les petites rues du quartier Château rouge, on s'attarde devant des vitrines
hm hm, intéressant... je pourrais bricoler quoi avec ça ?!?
 

mais nous n'oublions pas notre objectif : Tati !
Alors fini de rigoler (meuh non, on va continuer, vous inquiétez pas !), on rejoint notre but ultime, l'objet de notre convoitise, notre futur terrain de jeu :
Histoire de se faire plaisir un peu, on démarre par Tati Mariage. On passe devant les gondoles de diadèmes, de boîtes à dragées, et de jarretières en tout genre
mais Audrey ne résiste pas à l'appel de LA robe et on se met en rang, devant les cabines d'essayage, avec les autres vraies futures mariées ! Moi je joue la demoiselle d'honneur, et fais des -oh ! -ah ! lorsqu'elle sort de la cabine, parce qu'elle est vraiment belle, non, avec sa robe tarte à la crème et son monde au balcon :-) ?
Ca peut avoir un côté flippant de se projeter sans vrai projet mais rassurez-vous même si on adore les mariages (des autres), on n'est pas prêtes à plier devant cette institution ! Mais prêtes à tout pour l'Imaginerie !

On se reconcentre 5 minutes, et on sort chacune avec quelques achats, dont ces magnifiques pétales

ces fioles en plastique (pour vous payer ma fiole !)
et ces ballons à double sens :
le sens des mariés pour le jour J

le sens des enterrements de vie de jeune fille !!!
Direction maintenant Tati Maison, c'est là qu'on dénichera le maximum de matériaux. On trouve tout un tas de choses aussi inexploitables qu'exotiques
et d'autres tout aussi exotiques qu'exploitables :-)
On s'amuse avec les miroirs
 






On sent que l'inspiration vient, ou presque, à voir la tête d'Audrey devant ce paquet de pinces à linge on en douterait presque :-)))
Ca commence à chauffer, faut pas la chercher la créatrice qui cherche des idées ! Je menace Audrey d'un rouleau à pâtisserie alors qu'elle tente de me narguer avec sa trouvaille !
Il est temps de détendre l'atmosphère, et d'appeler les super-héros et les forces obscures à la rescousse !


Il est surtout temps de faire le point sur nos trouvailles mutuelles, pour constater que nous avons chacune accumulé suffisamment d'objets pour pouvoir bosser. Nous clôturons le match d'impro comme nous l'avons commencé, au café, et étalons nos trésors sur la table !





Alors, vous voulez savoir ce qu'on a trouvé ? Des pétales verts, des fioles en plastique, des pinces à linge, des bigoudis rose, une petite étagère en bois, des limes fluos, des pics apéro jaunes, des pailles noires, des gobelets en plastique, des ballons gris, des lumières de jardin en forme d'animaux et... un string bleu :-) !
Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de tout ça ? Hm hm, mystère (y compris pour nous) ! Mais on va y arriver !

On vous dit à très vite les amis, pour vous montrer toutes les choses qu'on aura réussi à fabriquer avec nos petites mimines. Et aussi vous parler de nos projets.
Et pour nous porter chance, bonheur et succès, nous avons pris quelques adresses
qui feront à coup sûr de nous des fées :-) !

Audrey et Cécile, le 10/04/16


mardi 23 février 2016

Arthur, mister moustache !

La mode est un éternel recommencement, n'est-il pas ?
Depuis plusieurs années fleurissent au coin de nos rues barbes et autres moustaches, envahissant même (surtout) les rayons des bijouteries et magasins de gadgets.

Qui eut cru il y a encore 10 ans que cet accessoire du style masculin aurait à nouveau le vent en poupe, et serait par la même occasion totalement débarrassé de sa connotation vieillotte, voire beauf !

Regardez voir un peu comment elle a évolué au cours de ces 100 dernières années, et ce à quoi on a échappé ;-) (cliquez sur l'image pour voir la vidéo) :
http://www.gentside.com/au-poil/l-evolution-du-style-de-barbe-masculin-pendant-un-siecle_art73408.html
Parfois carrément seyantes (combien de visages poupins sont d'un coup devenus plus "murs"), parfois carrément stylées, on ne peut cependant pas dire que barbe et moustache vont à tous les garçons (et encore moins aux filles, en tout cas là où nous en sommes de la mode et de nos codes) !

Mais il y en a un, on en est sûr, à qui celà va très bien ! Il faut dire qu'on se demande bien ce qui ne lui va pas à ce petit gars :-) :



Eteint ou allumé, il en jette avec sa moustache début de siècle (XXème, hein, pas XXIème :-)) ! Et en plus il donne l'heure !
Alors Arthur, dès que tu auras un peu de vrai poil au menton, tu pourrais essayer ça un peu pour voir :-) ?

Cécile, le 20/02/16

Jouer sur les deux tableaux

Jouer sur les deux tableaux : en voilà une autre expression dont je raffole (pour voir les autres, rendez-vous sur l'article Le thaumathrope) ! Bon, si j'aime cette expression c'est aussi parce qu'elle me rappelle une des scènes de La grande vadrouille :-), où de Funès dit, au cours d'une de ses tentatives de parler anglais mémorable : Donc I risk on the deux tableaux ! J'adore de Funès ! Bref. Pouf pouf, comme disait Desproges (j'adore Desproges !!!).

Je vais être honnête, la création que je vous présente n'est pas une création originale.
Dans une galerie de Lille, j'avais vu un tableau de ce genre, qui m'avait bien plu. Tout de suite j'avais eu envie de l'adapter à l'esprit Imaginerie, mais ça me paraissait a priori un brin compliqué.
Ben en fait, la chance du débutant aidant certainement, pas tant que ça ! Et je suis bien contente du résultat :-) !
J'avais adoré cette idée du tableau brouillon, indéchiffrable de prime abord, avec une allure de quasi ratage. Et le truc qui se dévoile lorsqu'on se déplace.
Je vous montre ?

Voilà à quoi ça ressemble, si on regarde l'objet de face, comme on le fait traditionnellement quand on regarde une photo ou un tableau :
Mais il suffit de se déplacer un peu à gauche :
ou à droite 
pour comprendre l'astuce ! Vous saisissez la pliure, comme je dis souvent :-) ?

Donc, si on résume, de face on voit un Arthules, ou un Julthur, bref, une drôle de créature, mais en bougeant on voit les vrais, les beaux, les adorables Jules et Arthur !!!
Au début de mon article, je disais que si j'avais réussi à faire cette création c'était peut-être grâce à la chance du débutant, et en fait, non, j'en suis sûre maintenant, ce sont eux qui m'ont aidée ! Merci les ptits loulous !!!

Cécile, le 15/02/16

Le thaumatrope (c'est grave, docteur ?)

A l'heure de la réforme de l'ortografe (ben quoi ?), parlons un peu de langue française, loin des revirements de l'Académie. Moi j'adore ça, pas vous ? 

J'aime et utilise à foison les vieilles expressions : "On rigole, on rigole, on voit pas le fond du bol", "Je vais pas me mettre la rate au court-bouillon" ou "C'est l'hôpital qui s'fout de la charité" (transformé involontairement par une ancienne collègue en "C'est la clinique qui s'fout de l'hôpital" :-)), dès que je peux les placer dans la conversation, je fonce ! 

Dans la famille, grâce à une grand-mère au vocabulaire imagé et personnel, nous faisons aussi se perpétuer une tradition de mots inventés ou issus d'un patois oublié : acafoui (affaissé, tassé sur soi-même), assaboui (abasourdi), rousiner (ronronner) jalonnent les moments d'un quotidien où on a mille occasions d'être acafoui ou d'entendre un appareil qui rousinne.

Et puis j'adore les mots anciens, devenus rares, ceux dont on oublie et recherche régulièrement la définition précise. Pétrichor, métempsychose, antonomase, didascalie, and so on, je vous donne pas les définitions, hein, parce que :
- et d'une, vous en avez ptêt rien à faire
- et de deux, mes mots rares ne sont sûrement pas les vôtres
- et de trois, vous n'avez qu'à faire comme moi et chercher dans le dico, bande de clampins :-) !

Enfin, pour en terminer avec le sujet (pléonasme), et avant de revenir à ce qui vous amène ici,  voici quelques uns des mots que j'aime pour leur sonorité : tintinnabuler, vespéral, clapotis, lueur, libellule, mélancolie, coquelicot... Pas toujours évident à placer dans la conversation, à moins d'habiter près d'un champ de blé bordant une rivière, de s'y promener, le soir, tandis qu'au loin les vaches (ou les curés) font sonner leurs cloches, et de s'attarder pour lire un poème de Baudelaire à la lumière d'une lampe torche (c'est le soir, je vous le rappelle). Mais c'est beau, non ? 
Voilà, vous savez tout sur certaines de mes habitudes langagières (les autres, je préfère ne pas les étaler ici), vous pouvez conséquemment vaquer à vos occupations les aminches. Ah ben non, restez, faut que je vous parle de ma petite création !
Bon, si j'ai introduit mon article de cette logorrhée :-), c'est que je vous présente aujourd'hui un petit jeu ancien au nom barbare : le thaumatrope. Vous connaissiez ce mot ? Moi pas !
Littéralement " jouet optique qui exploite le phénomène de la persistance rétinienne", il s'agit pour faire simple de 2 images complémentaires qui, collées dos à dos, donnent l'impression de se superposer et de ne former plus qu'une lorsqu'on les fait tourner.

Voici donc mes petits thaumatropes !

Marcello Mastroianni et Anita Ekberg et leur baiser dans la fontaine de Trevi :


Ma nièce choupinette en pleine séance de pêche à la ligne dans le jardin de ma mère (qui ne borde pas une rivière) :
 



Les déclinaisons sont infinies, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres blagounettes, voire même à tous les fantasmes : et hop !

Ha ha ha, disparue la blonde Anita, place à la brune Cécile, elle n'a qu'à bien se tenir, et encore, j'ai pas mis ma robe fourreau noire :-) !!!

Chers acolytes, envoyez moi vos mots chéris, je me ferai un plaisir de les débusquer dans mon vieux Littré ! Et la prochaine fois, je m'attaque au phénakistiscope, au zootrope et au praxinoscope !

Cécile, le 15/02/16

La typo-lampe

Cette création, je l'ai réalisée à l'occasion de l'anniversaire de ma copine Aude. Comment vous dire... Aude tient une place plus qu'importante pour moi ! La vie m'a souri et m'a permis de belles rencontres et celle-ci dure depuis le lycée maintenant (de belles années qui virent naître un trio d'amitié).
Il y a des amitiés de longtemps qui s'effritent avec le temps, lorsque l'on prend des chemins différents mais lorsque l'on est différents dès le départ, le temps semble inverser ses méfaits pour plutôt consolider et renforcer les liens. Et c'est le cas ici !
C'est vrai qu'est-ce que l'on est différentes !... quand l'une déménage avec des cartons répertoriés sous excel, l'autre vide sa penderie dans des sacs Ikea au moment où les gros bras arrivent, dans l'espoir de retrouver ses sacs bleus à bon port, en croisant les doigts. Quand l'une rêve de Louboutin, l'autre rêve d'un monde où tous porteraient des barefoot...

Seyant non?


barefoot
Tellement différentes... et pourtant, nous avons toujours quelque chose à nous dire !!! ...de vraies nanas !!!
Alors, pour en revenir à son anniversaire, je voulais lui offrir une création qui la touche et apporter un clin d'œil aux siens qu'elle aime tant. Alors, j'ai repris les prénoms de sa petite famille et me suis amusée à en faire une lampe.



Elle a bien sûr été touchée et je suis ravie que cette création décore son intérieur et je garde l'espoir un peu égoïstement  (honte à mooooi) que cette lampe restera où elle est... sans aspirer à déménager, même si les cartons répertoriés sous excel faciliteront grandement son voyage :)

Audrey, le 23/02/16





Jules, roi de l'équilibre

Pour que je puisse faire mon tableau 2-en-1, j'avais demandé à Audrey des photos de ses ptits loulous, sans lui dire bien sûr à quoi j'allais les employer, puisque c'est le principe entre nous : chacune réserve à l'autre la surprise de ses créations et de ses articles !!
Et j'ai reçu des chouettes photos !!! Des sérieuses (à peu près) et parfaites photos pour faire mon tableau, et d'autres plus coquines, plus rigolotes, que je me suis empressée d'utiliser aussi : à l'Imaginerie on utilise tout, on recycle, on est éco-friendly (hum hum) !

J'adorais quand j'étais petite les petits jeux qu'on pouvait transporter partout.
Mon préféré c'était le pousse-pousse, le jeu où on devait reconstituer une image, un dessin, en faisant glisser des petits carrés de plastique, vous vous souvenez ? Enfin, je parle aux vieux là, parce que je vous parle d'une temps que les moins de 20 ans ne doivent pas connaître ! Dans les années 70 (ben oui !!!) c'était la grande mode et sûrement pas cher à fabriquer, du coup il en fleurissait à tous les coins de rue, souvent pour servir de support publicitaire. 





Moi j'en ai eu plein !!! Et ça tombait bien, parce que j'ai dû en casser un certain nombre à force de m'énerver dessus !
J'aimais bien aussi les petits jeux d'équilibre, où il faut réussir à caser un maximum de billes sur une petite planche, sans déloger les autres, même si je n'étais pas très forte à ces jeux-là :-) !
C'est cette idée de jeu de billes d'acier que m'a inspirée une des photos de Jules : sa jolie bouille rétro, son regard étonné, m'ont fait penser à ces petits objets surranés. Vous voulez voir ?
On dirait presque qu'il s'attend à gober une bille :-) !


Cécile, le 18/02/16